jeudi 15 octobre 2020

Lecture #34 : thriller, jeunesse, drame...

J'avais envie de revenir rapidement sur mes dernières lectures, en ce moment je suis plutôt sur un bon rythme, ça faisait un moment que ça ne m'était pas arrivé. Hormis une déception parmi celles-ci, j'ai passé de très bons moments. C'est pour quoi j'avais envie de vous en parler.

                  

                        C'est parti !



Se taire ou mourir ?
de Karen M. McManus (Nathan - 12/03/2020)

Ellery vient vivre avec son frère jumeau Ezra à Eccho Ridge, petite ville tranquille ou presque des États-Unis. Elle ne connaît la ville qu'à travers la rubrique faits divers. au cours des 20 dernières années, deux adolescentes, dont la tante d'Ellery sont enlevées après le bal de promo. Alors que le bal approche, les menaces recommencent... 

Plus tôt dans l'année, j'ai lu Qui ment ? de la même autrice, que j'avais bien aimé mais il m'avait manqué un petit quelque chose. Se taire ou mourir ? est un véritable page-turner, je l'ai dévoré ! On alterne entre Ellery, nouvelle en ville et Malcom, déjà présent, il y a 5 ans, lors du dernier meurtre, et dont le frère a été le principal suspect. Se taire ou mourir ? est typiquement le genre de thriller jeunesse que j'affectionne. Une enquête, des personnages différents et attachants, des secrets à découvrir. Un ton très actuel qui m'a beaucoup plu.  On soupçonne tout le monde, j'ai tenté de deviner qui étaient les coupables sans y parvenir. Jusqu'au bout, l'autrice nous balade ! Étonnamment, il n'y a que la révélation finale, qui était censée nous surprendre à la dernière ligne que j'avais trouvé. On est sur un presque coup de cœur tant j'ai aimé cette lecture.





Time Bomb
Joëlle Charbonneau (Milan - 28/08/2020)

Le samedi qui précède la rentrée, le lycée aurait dû être vide. Mais six adolescents, qui ont tous une bonne raison d'être là, se retrouve piégés suite à l'explosion de plusieurs bombes. Ils comprennent rapidement, que le coupable se trouve parmi eux. Chacun se jauge, ils se méfient les uns des autres...

C'est ma déception de ces dernières semaines. J'étais pourtant sûre d'apprécier ma lecture, ayant lu plusieurs romans de cette autrice, et que j'avais tous aimé. Mais dans Time bomb, les personnages sont tous stéréotypés, sans nuance, la diversité semble forcée. Ce manque de profondeur m'a empêché d'apprécier pleinement cette lecture. Aussi, le dénouement n'est ni subtile ni surprenant. Dommage !







Si loin de toi
Tess Sharpe (Robert Laffont collection R - 13/11/2014)

Sophie Winter a failli mourir. Deux fois. La première fois lors d'un terrible accident de voiture, qui lui laisse des séquelles irréversibles et une addiction aux antidouleurs. La seconde fois, Sophie et sa meilleure amie Mina se font agresser par un homme masqué et cette dernière est tuée. La police conclut à un deal de drogue qui a mal tourné sans écouter et croire ce que Sophie leur raconte. Après une cure de désintoxication forcée, Sophie est de retour. Elle est bien décidé à faire la lumière sur cette affaire et à démasquer le tueur.

J'ai beaucoup aimé cette lecture. Tout d'abord, il y a l'enquête, on a envie de savoir pourquoi ? Qui ? Elle en fait un roman addictif. L'autrice ne ménage pas ses personnages, tout le monde souffre et on souffre avec eux. Ils sont attachants, ils sont imparfaits et ont tous leur importance. Je les ai trouvé très bien écrit et les différents thèmes qui sont abordés, également. D'ailleurs, ils sont très nombreux et importants que ce soit la sexualité, les sentiments, l'addiction, les relations familiales, le deuil... Le style de Tess Sharpe est très fluide et agréable à lire. Je me suis laissée porter et j'ai découvert le fin mot de l'histoire, un peu avant Sophie. J'ai versé pas mal de larmes en refermant ce roman. Je vous le recommande chaudement.



Surface
Olivier Norek (Pocket/Michel Lafon - 04/04/2019)

Après un grave accident de terrain qui la laisse défiguré, la capitaine de la PJ, Noémie Chastain est envoyée par sa hiérarchie dans un village perdu, loin de la capitale. Elle n'est pas dupe, ils cherchent à l'éloigner. Noémie n'a qu'une hâte repartir. C'est alors que le squelette d'un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt enfermé dans un fût, refait surface au milieu du lac d'Avalone. Lac au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier...

C'est ma meilleure amie qui m'a recommandé ce policier/thriller alors je n'ai pas hésité longtemps. J'adore les thrillers et en plus Olivier Norek est un auteur toulousain !

L'action commence immédiatement, on ne perd pas de temps. Surface est rythmé. J'ai apprécié le style d'Olivier Norek, direct et très addictif. J'ai aimé l'ambiance, les lieux et la maison au bord du lac. Chaque habitant a quelque chose à cacher et on hâte de découvrir de quoi il retourne. Nous sommes surpris jusqu'au bout. Je compte bien découvrir d'autres romans de cet auteur.





We Are Young
Cat Clarke (Robert Laffont collection R - 17/01/2019)

Le soir du remariage de la mère d'Evan, son nouveau demi-frère est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l'unique rescapé de ce terrible accident. La presse va s'emparer de l'affaire et désigner Lewis comme coupable... Mais Evan n'y croit pas, elle va tout faire pour découvrir la vérité à l'aide de son père Harry, journaliste avec qui elle a des rapports très conflictuels. A mesure qu'Evan creuse dans la vie des trois adolescents et va déterrer des vérités et un secret qui pourrait faire exploser sa nouvelle famille.

Je partais confiante car j'aime beaucoup cette autrice. Je vous conseille Cruelles qui est mon préféré, celui-ci arrive désormais en 2° place. Le roman traite de l'adolescence, à quel point cette période est difficile, tellement difficile qu'on pense ne pas pouvoir y survivre, la solitude, la pression, les relations compliquées avec ses parents, l'amitié, l'amour... Le roman parle aussi du remariage, de famille recomposée, quelle place pour ces nouvelles personnes qui intègrent le foyer, un nouveau frère, sœur... Le roman aborde aussi l'alcoolisme, le pardon... C'est une réussite, la révélation est assez surprenante et tragique. J'ai beaucoup aimé cette lecture,  très addictive, le personnage d'Evan mais également sa relation avec sa mère, Lewis que l'on apprend à connaître peu à peu. La fin m'a beaucoup ému et j'ai pleuré. Je vous le recommande aussi.


Et vous, quelles sont vos dernières lectures ? Des recommandations ? 

jeudi 8 octobre 2020

Sélection spéciale Halloween : cuvée 2020

Ma dernière sélection spéciale Halloween remonte à 2016 ! Il était temps que j'en refasse une, non ? Ceci dit, elle est toujours d'actualité et si vous ne l'avez pas encore vu, je vous laisse cliquer ici. J'ai sélectionné des films dont je n'avais pas parlé dans cette première sélection, il y en a pour tous les goûts : slashers, zombies, found footage...


Vous êtes prêts ?


Halloween, la nuit des masques (John Carpenter - 1979 - dispo sur Shadowz)

Michael Myers s'échappe de l'hôpital psychiatrique dans lequel il est interné depuis 15 ans suite à l'assassinat de sa sœur, retourne alors sur les lieux de son crime et va perpétrer une série de meurtres.

Un classique qui n'a pas vieilli d'un pouce, on préfèrera la VO car la VF est vraiment risible ! Je vous conseille également celui sorti en 2018.


Urban Legend (Jamie Blanks - 1999 - dispo sur Netflix)

Des meurtres inspirés de légendes urbaines sont perpétrés sur le campus universitaire de Pendleton.

On est sur un petit slasher bourrés de défauts, pour l'avoir vu à l'époque, il reste un de mes petits plaisirs et puis ce casting (Jared Leto, Joshua Jackson, Rebecca Gayheart...) ! De la même époque : Souviens-toi l'été dernier 1 et 2 que j'adore également.


Hitcher (Dave Meyers - 2007 - dispo sur Shadowz)

En s'arrêtant au bord de la route, Jim et Grace ne pouvaient imaginer qu'ils allaient prendre en stop... un tueur psychopathe. 

Il s'agit du remake du film The Hitcher sorti en 1986 que je n'ai pas vu. J'avais beaucoup aimé celui-ci avec entre autres Sean Bean et Sophia Bush. Les deux m'avaient convaincu de regarder ce film. Je ne l'ai pas revu depuis, j'en garde peu de souvenirs mais je compte y remédier rapidement.


L'Exorciste ( William Friedkin - 1974)

Regan semble possédée par une force maléfique, sa mère décide de faire appel à un exorciste pour tenter de la sauver.

Un autre classique diablement efficace, cette musique angoissante et inoubliable, les effets n'ont pas vieilli d'un iota. J'avais adoré le voir en salle, il m'avait bien fait flipper.



Troll Hunter (André Øvredal - 2011 - dispo sur Shadowz)

Armés d'une caméra vidéo, un groupe d'étudiants norvégiens se lance à la recherche de mystérieuses créatures qui sèment la pagaille dans la région.

Je ne l'ai pas revu depuis des années, mais ce film norvégien m'avait agréablement surprise. Bonne découverte !


Night Shot (Hugo König - 2020 - dispo sur Shadowz)

Nathalie, une jeune blogueuse adepte d'urbex, se rend avec son caméraman dans un hôpital abandonné à la frontière allemande. Son émission Night Shot est diffusé en direct sur ses réseaux sociaux.

Ce film français est réalisé en un seul plan séquence, on note cette petite prouesse, qui apporte un véritable plus à Night Shot. J'ai été très agréablement surprise, même j'ai deviné très très rapidement un élément assez important. Le film m'a donné quelques sueurs froides et le dernier plan m'a un peu traumatisé.


Unfriended (Levan Gabriadze - 2015)

Une jeune lycéenne se suicide après qu'une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur skype, pour "tchater" entre eux. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera.

Unfriended est le premier film (si je ne me trompe pas) dont on suit les personnages à travers leur écran d'ordinateur tout du long. Ce concept était très novateur à l'époque et il est vraiment bien utilisé ici. J'avais eu de beaux moments de frissons lors de ma séance de cinéma.


Friend Request (Simon Verhoeven - 2016 - dispo sur Shadowz)

Laura, étudiante branchée, partage sa vie sur Facebook avec ses 800 amis. Par gentillesse, elle accepte la demande d’ami de Marina, une étudiante introvertie qui devient vite envahissante. Lorsque Laura tente de la supprimer de sa liste d'amis, celle-ci va déclencher des forces paranormales auxquelles elle ne s'attendait pas.

J'avais bien flippé au cinéma, je l'ai revu l'autre jour, il y a certaines scènes vraiment terrifiantes (pour moi), pas inoubliable, mais très efficace sur le moment. Friend Request devrait vous apporter votre dose d'horreur.


Don't Breathe (Fede Alvarez - 2016 - dispo sur Netflix)

A Détroit, trois jeunes entendent parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Après un début un peu chaotique, le vieux est aveugle, pas sourd…Le film prend une tournure inattendue et durant le reste du film, j'ai eu la boule au ventre, la tension est palpable du début à la fin.


Dans le noir (David F. Sandberg - 2016 - dispo sur Netflix)

Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c'est au tour de son petit frère Martin d'être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale.

J'ai l'ai vu en salle et j'avais été hyper flippée tout le long du film, la boule au ventre ! Je n'en garde pas plus de souvenirs, il va falloir que je le revois !


The Jane Doe Identity (André Øvredal - 2017)

Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium…

Si The Jane Doe Identity est assez classique à travers des procédés vu et revus, en particulier dans sa seconde partie, l'ambiance est inquiétante, la tension monte peu à peu et l'autopsie est une réussite de réalisme. On apprécie également le duo Emile Hirsh et Brian Cox.


Eden Lake (James Watkins - 2008)

Jenny est maîtresse d'école. Son petit ami et elle quittent Londres pour passer un week-end romantique au bord d'un lac. La tranquillité du lieu est perturbée par une bande d'adolescents bruyants et agressifs qui s'installent avec leur Rottweiler juste à côté d'eux. A bout de nerfs, ces derniers leur demandent de baisser le son de leur radio. Grosse erreur !

Dans mon souvenir, Eden Lake est un excellent survival qui oscille entre thriller et horreur, certaines scènes sont très violentes. Kelly Reilly et Michael Fassbender forment un très bon duo.


Verónica (Paco Plaza - 2017)

À Madrid, après avoir participé à une séance de spiritisme avec ses amies, une jeune fille est assaillie par des créatures surnaturelles qui menacent de s'en prendre à sa famille. Le seul cas d’activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole.

Le pitch est assez classique mais les évènements et la façon dont ils se déroulent le sont moins. Il y a un soin particulier apporté à la photographie, la tension et l'angoisse montent peu à peu et surtout l'actrice Sandra Escacena (Verónica) est fabuleuse.
 

It Follows (David Robert Mitchell - 2015)

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d'étranges visions et  l'inextricable impression que quelqu'un, ou quelque chose, la suit. Abasourdis, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire à la menace qui semble les rattraper…

Je tenais à mentionner It Follows mais pour tout vous avouer, je ne l'ai pas revu depuis sa sortie en salle et j'en garde un souvenir assez vague. J'avais beaucoup apprécié le film, une belle photographie et un postulat plutôt novateur : la malédiction se transmet comme une MST. Un film de plus que je tiens à revoir au plus vite.


L'armée des morts (Zack Snyder - 2004)

Personne ne peut expliquer comment tout cela est arrivé, mais ce matin, le monde n'est plus qu'un immense cauchemar. La population de la planète se résume désormais à une horde de morts vivants assoiffés de sang et lancés à la poursuite des derniers êtres humains encore en vie. Un groupe de survivants se retrouvent pris au piège dans un centre commercial.

Découvert en version longue (director's cut) il y a quelques mois seulement, L'armée des morts, remake du film Zombie de George A. Romero (que je n'ai pas vu), est un très bon film du genre. Et si on regrettera les personnages stéréotypés, Zack Snyder parvient à donner une place à chacun d'eux et nous offre un beau cocktail d'action, d'horreur et de suspens sans temps mort.


Dernier Train pour Busan (Sang-Ho Yeon - 2016 - dispo sur Netflix)

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité.

Sang-Ho Yeon nous livre un excellent film de zombies. Si l'action, le suspens et les frissons sont au rendez-vous, il y a aussi de beaux moments d'émotions et d'humanité à travers une multitude de personnages où tous ont leur importance. On notera l'incroyable performance de la jeune Kim Soo-Ahn.  Le final est bouleversant. J'avais pris une jolie claque en sortant de la séance. J'attends avec hâte et crainte Peninsula suite de ce bijou zombiesque. 


Hérédité (Ari Aster - 2018)

Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper.

Une atmosphère angoissante et glaçante où l’horreur monte crescendo pour atteindre son paroxysme dans un final déconcertant. Le casting est incroyable surtout Toni Colette et Milly Shapiro. Je n'ai toujours pas osé le revoir, il m'avait glacé en salle !


Midsommar  (Ari Aster - 2019)

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.

Après l'excellent Hérédité, Ari Aster nous offre Midsommar et tout ce que je peux dire c'est que c'est une réussite ! Un tas de détails disséminés dans les décors, un casting excellent en particulier Florence Pugh totalement grandiose, une atmosphère particulière, angoissante et anxiogène.


En bonus, si vous n'êtes pas friands de films d'horreur purs et pour rire : Tucker & Dale fightent le mal est vraiment drôle, il met à mal quelques clichés du genre.

Je n'oublie pas les plus jeunes (ou moins jeunes) avec le classique Hocus Pocus, le premier film Chair de Poule (j'ai moins aimé le second) et la trilogie animé Hôtel Transylvanie.

Si vous êtes plutôt portés séries, voici quelques titres disponibles pour la plupart sur Netflix ou Prime Vidéo : Scream (saison 1 et 2), American Horror Story, Stranger Things, The Haunting House (saison 2, le 09/10), Supernatural, Mariane, Scream Queens

J'espère que ma petite sélection vous aura plu et peut être vous aura-t-elle donné des idées. Je vous souhaite un mois d'octobre plein de frissons !

jeudi 1 octobre 2020

[Humeur] Bientôt 33 ans : sans emploi, sans enfant et alors ?



Ça fait un moment que j'ai envie d'intégrer une nouvelle rubrique au blog, plus personnel, sans vraiment oser, généralement j'écris ce genre de trucs pour moi et ensuite direction la poubelle. Je ne sais pas si je vais le publier à vrai dire, on verra mais peut être aurez-vous envie d'échanger avec moi. Ce billet sera probablement un peu confus et brouillon parce que ça part dans tous les sens dans ma petite tête.



A bientôt 32 ans, je suis bien loin de la vie que je m'imaginais vivre lorsque j'en avais vingt. Aucun regret lorsque j'écris ça, seulement un constat.

A 30 ans, je me voyais avec un CDI, mariée, maman et propriétaire. Les points principaux que la société attend de nous. Tout ça était en excellente voie lorsque j'avais 20/21 ans.

Mais alors que c'était-il passé ? Un peu avant mes 22 ans, j'ai tout plaqué et je suis retournée vivre chez mes parents.


Trois ans plus tard, j'ai quitté ma région et tout ce que je connaissais pour quelqu'un, pour partir vivre à Toulouse. Pour moi, la vie c'est prendre des risques, essayer, rater, recommencer. Malgré tout ce qui a pu se passer, je n'ai jamais regretté ce choix ni aucun autre même si je n'ai pas été heureuse pendant longtemps, car je suis là où j'en suis, tout ça m'a fait grandir, évoluer, devenir la personne que je suis avec mes envies, mes expériences, mon passé, ses insécurités (celles-ci, elles sont bien accrochées...). Tout ça m'a permis de savoir ce que je voulais ou non à l'avenir.


Mais voilà, à bientôt 33 ans, je vais me retrouver sans emploi dans quelques semaines et je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de faire du reste de ma vie. J'en ai assez de travailler dans des domaines qui ne me plaisent pas vraiment. Je n'ai jamais su ce que je voulais, seulement qu'il faut travailler... Je ne suis pas une personne ambitieuse, je ne l'ai jamais été, j'aspire seulement au bonheur. Mais pour une fois, j'ai envie d'avoir un boulot dans lequel je pourrais m'épanouir un minimum. Je ne sais pas si je trouverais, ça va être difficile, on est dans une période compliquée, déjà que sans ça, c'est difficile à ce niveau. Je ne sais absolument pas où je serai dans quelques mois. Aurais-je enfin trouvé vers quoi me diriger, une formation ? L'inconnu fait peur, au niveau professionnel particulièrement, je ne crois pas en mes capacités, d'ailleurs je ne pense pas avoir quelque chose de particulier, je m'adapte, c'est déjà pas mal me direz-vous mais je n'ai aucun talent particulier. Dans mes rêves les plus fous, je voudrais un salon de thé/librairie où j'organiserai des projections de films, il y aurait un club de lecture et ce genre de choses.


J'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours soutenu, ils ne m'ont jamais empêché de faire tels ou tels choix, j'ai toujours eu le champ libre de tracer mon chemin, même lorsque je suis partie vivre à 600 km d'eux. Ils ne m'ont jamais mis de pression sur quoi que ce soit, pas de questions oppressantes pour savoir quand je comptais me marier, arrêter les "conneries", avoir des enfants... Ils m'acceptent tout simplement. Je suis infiniment reconnaissante pour ça et s'ils passent par là : "Papa, maman, merci pour tout, je vous aime fort fort fort.".



Et si j'ai la chance de ne pas subir de pression familiale, il m'arrive tout de même de me sentir différente, voire "hors normes" par rapport aux personnes de mon âge, sans pour autant les envier. Alors, j'essaie de relativiser, il y a un tas de paramètres à prendre on compte, nous avons tous un parcours de vie différent, nous n'aspirons pas à la même chose, nos envies sont différentes les uns des autres, et heureusement j'ai envie de dire. Aussi on ne rencontre pas forcément la bonne personne tout de suite, je parle de ça car s'il y a bien une chose dont je n'ai jamais douté, c'est de vouloir trouver LA personne avec qui je ferai ma vie, j'ai toujours su que je voulais passer ma vie avec quelqu'un, grandir, partager, évoluer, soutenir quelqu'un et qu'il en soit de même pour l'autre personne. Et ça peut prendre beaucoup de temps avant de trouver cette personne, il m'a fallu plus de trente ans.

C'est difficile de trouver sa place, de savoir où on va, de s'extraire des carcans que la société tente encore de nous imposer, en particulier à nous les femmes. On ose plus facilement exprimer ce que l'on souhaite même si ça n'est pas forcément plus accepté, on doit encore expliquer nos choix et se justifier sans cesse... Alors que nous ne devrions pas, c'est notre vie, pas celle du voisin, de ta grand-mère ou de ton frère... Tous nos choix sont valables, car ce sont les nôtres. Prenons le temps, ralentissons la cadence, la santé mentale est bien plus importante que tout le reste, osons dire "ça ne va pas, j'ai besoin d'aide", osons demander de l'aide quand c'est nécessaire.




Je vais m'offrir le luxe de prendre un peu de temps pour savoir ce que je veux faire, réfléchir à la suite,  prendre du temps pour moi, souffler dans ce monde où tout va à 100 à l'heure, parce qu'on a qu'une vie et qu'il faut en prendre soin et profiter.

vendredi 25 septembre 2020

Lecture #33 : Midnight Sun // une déception



Midnight Sun ou la sortie surprise de cette année 2020 !


Midnight Sun, c'est l'histoire du premier tome de la saga Twilight, Fascination, racontait du point de vue d'Edward en lieu et place de celui de Bella.

Si vous ne le saviez pas, Stephenie Meyer avait commencé à l'écrire à la même époque que sa saga Twilight, mais de vilains pirates avaient dévoilé son travail, elle avait alors tout stoppé. Qui a envie de se faire pirater son travail en cours ? Personne.

Pour moi, Twilight est une saga de romans et films "doudou", j'ai découvert les romans juste avant la sortie du premier film, il y a plus de 11 ans (plus exactement le 07/01/2009, oui j'ai vérifié sur Allociné). Je m'étais ruée sur le premier tome dès que j'avais entendu parler du film, je l'ai dévoré ! J'ai acheté les 3 autres tomes dans la foulée et j'ai tout lu ! J'ai lu la saga trois fois, la dernière fois, c'était début 2019, j'avais pris beaucoup de plaisir à me replonger dans cet univers.



J'ai donc un attachement particulier à cette saga malgré ses défauts. J'étais très très enthousiaste à l'annonce de sa parution. Je me suis empressée de l'acheter quelques jours après sa sortie et j'ai été très surprise lorsque j'ai découvert qu'il était énorme (800 pages contre 520 pour Fascination).

Mais finalement, qu'est-ce que j'ai pensé de Midnight Sun ?

Cette lecture a été très pénible... J'ai mis un mois à le lire ! C'est énorme ! C'est limite si je me forçais pour le lire et j'ai failli abandonner plus d'une fois... Les chapitres sont très longs, ça manque de rythme, Edward est sans arrêt en train de geindre. Même si ça reste très intéressant d'avoir son point de vue, on comprend à quel point il est difficile pour lui de résister à Bella, à son sang.
Dans Fascination, Bella, elle-même n'arrive pas et ne peut pas appréhender cet aspect de celui dont elle est tombée amoureuse, et c'est normal, c'est une adolescente lambda.
  • "J'étais à peu près certaine de trois choses. Un, Edward était un vampire ; deux, une part de lui - dont j'ignore la puissance - désirait s'abreuver de mon sang ; et trois, j'étais follement et irrévocablement amoureuse de lui." Fascination, page 213

Même s'il était assez captivant d'être dans la tête d'Edward, j'ai trouvé l'ensemble très redondant, au bout de 3 fois, on a compris, tu veux la bouffer, détends-toi mec ! Qu'est-ce qu'il est chiant ! D'ailleurs, on se rend compte qu'Edward est vraiment vieux, je rappelle qu'il a 17 ans de puis 1918... Je vous laisse faire le calcul. De fait, j'ai trouvé sa façon de s'exprimer chiante, je ne trouve pas d'autre mot, c'est limite pompeux, et c'est normal puisqu'il a l'âge qu'il a (non, je tiens à vous faire travailler, ne me remercier pas). Mais du coup, il y a un gros décalage, il est censé être un lycéen de 17 ans, de toute façon il ne cherche pas à s'intégrer mais juste à passer inaperçu autant que possible, même si c'est un échec, les humains restent fasciner par lui et le clan Cullen sans comprendre pourquoi.



Ce tome fait que j'aime moins Edward qu'avant. J'ai toujours hésité entre la "team Edward" et la "team Jacob" et bien cette lecture ferait pencher la balance du côté de Jacob ! Malgré les pensées d'Edward, j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi finalement il est tombé amoureux de Bella, je me demande vraiment ce qui l'a poussé vers elle en dehors du fait de ne pas pouvoir lire son esprit. Il pense sans arrêt à la quitter, ça m'a frappé car je ne pensais pas qu'il y songeait si tôt, il a énormément de pensées négatives envers sa relation avec elle. Il est très contradictoire entre ses paroles, ses gestes et ses pensées, si bien que j'ai eu de la peine pour elle. Il n'arrive pas à voir au-delà de sa condition de vampire et de celle de Bella. J'entends absolument tout sur le fait qu'ils ne devraient pas être ensemble, qu'il peut la tuer à toute instant, mais gars pourquoi tu ne lui as pas foutu la paix ! Oui, il explique ça par son égoïsme et tout mais j'ai vraiment du mal à avaler ça. J'ai eu l'impression qu'il restait avec Bella pour ne pas lui briser le cœur, par pitié, quand bien même il disait/pensait ne pas pouvoir vivre sans elle notamment à la fin, lorsqu'ils sont à l'hôpital. Par moment, il va se laisser aller au bonheur et à l'amour et quelques instants après le pessimisme revient en force. Edward a une très faible opinion de lui, il pense ne pas mériter d'être aimé et c'est pour lui inconcevable que Bella l'aime et l'accepte tel qu'il est.
  • "Après tout, quelle importance si je partais, puisque Bella ne me verrait jamais comme je souhaitais qu'elle me voie ? Puisqu'elle ne m'estimerait jamais digne d'être aimé ? Un coeur mort et gelé pouvait-il se briser ? J'eus l'impression que le mien, oui." Midnight Sun, page 139
  • "Je pensais surtout à l'amour partagé. Il était impossible qu'elle éprouve celui que j'avais pour elle, si accablant, dévorateur et dévastateur qu'il aurait sûrement réduit en miettes son corps frêle." Midnight Sun, page 263
Il était également intéressant de découvrir l'esprit de Charlie qui n'est d'ailleurs pas très éloquent. On apprend un peu plus de choses sur les Cullen, sur la passé d'Edward mais rien de significatif et c'est vraiment dommage que cet aspect n'ait pas été plus approfondi.

Dans l'ensemble, cette lecture est une déception, je pense qu'il aurait été plus intéressant d'avoir un tome qui regroupe l'entièreté de l'histoire avec les moments forts de la saga du point de vue d'Edward avec d'avantage d'éléments sur les Cullen. Il serait intéressant de se retrouver en Italie avec les Volturi, par exemple. Là, c'est trop répétitif, Edward est torturé, il broie du noir tout le temps... J'en viens même à me demander ce que Bella a pu lui trouver, hormis sa grande beauté, sans parler de son comportement de harceleur, il faut appeler un chat un chat. Je ne pense pas réagir de la même façon que Bella, si on m'avouait être venu dans ma chambre pour me regarder dormir durant des jours et des jours...  Midnight Sun aurait gagné à être plus court. Dommage.