jeudi 1 octobre 2020

[Humeur] Bientôt 33 ans : sans emploi, sans enfant et alors ?



Ça fait un moment que j'ai envie d'intégrer une nouvelle rubrique au blog, plus personnel, sans vraiment oser, généralement j'écris ce genre de trucs pour moi et ensuite direction la poubelle. Je ne sais pas si je vais le publier à vrai dire, on verra mais peut être aurez-vous envie d'échanger avec moi. Ce billet sera probablement un peu confus et brouillon parce que ça part dans tous les sens dans ma petite tête.



A bientôt 32 ans, je suis bien loin de la vie que je m'imaginais vivre lorsque j'en avais vingt. Aucun regret lorsque j'écris ça, seulement un constat.

A 30 ans, je me voyais avec un CDI, mariée, maman et propriétaire. Les points principaux que la société attend de nous. Tout ça était en excellente voie lorsque j'avais 20/21 ans.

Mais alors que c'était-il passé ? Un peu avant mes 22 ans, j'ai tout plaqué et je suis retournée vivre chez mes parents.


Trois ans plus tard, j'ai quitté ma région et tout ce que je connaissais pour quelqu'un, pour partir vivre à Toulouse. Pour moi, la vie c'est prendre des risques, essayer, rater, recommencer. Malgré tout ce qui a pu se passer, je n'ai jamais regretté ce choix ni aucun autre même si je n'ai pas été heureuse pendant longtemps, car je suis là où j'en suis, tout ça m'a fait grandir, évoluer, devenir la personne que je suis avec mes envies, mes expériences, mon passé, ses insécurités (celles-ci, elles sont bien accrochées...). Tout ça m'a permis de savoir ce que je voulais ou non à l'avenir.


Mais voilà, à bientôt 33 ans, je vais me retrouver sans emploi dans quelques semaines et je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de faire du reste de ma vie. J'en ai assez de travailler dans des domaines qui ne me plaisent pas vraiment. Je n'ai jamais su ce que je voulais, seulement qu'il faut travailler... Je ne suis pas une personne ambitieuse, je ne l'ai jamais été, j'aspire seulement au bonheur. Mais pour une fois, j'ai envie d'avoir un boulot dans lequel je pourrais m'épanouir un minimum. Je ne sais pas si je trouverais, ça va être difficile, on est dans une période compliquée, déjà que sans ça, c'est difficile à ce niveau. Je ne sais absolument pas où je serai dans quelques mois. Aurais-je enfin trouvé vers quoi me diriger, une formation ? L'inconnu fait peur, au niveau professionnel particulièrement, je ne crois pas en mes capacités, d'ailleurs je ne pense pas avoir quelque chose de particulier, je m'adapte, c'est déjà pas mal me direz-vous mais je n'ai aucun talent particulier. Dans mes rêves les plus fous, je voudrais un salon de thé/librairie où j'organiserai des projections de films, il y aurait un club de lecture et ce genre de choses.


J'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours soutenu, ils ne m'ont jamais empêché de faire tels ou tels choix, j'ai toujours eu le champ libre de tracer mon chemin, même lorsque je suis partie vivre à 600 km d'eux. Ils ne m'ont jamais mis de pression sur quoi que ce soit, pas de questions oppressantes pour savoir quand je comptais me marier, arrêter les "conneries", avoir des enfants... Ils m'acceptent tout simplement. Je suis infiniment reconnaissante pour ça et s'ils passent par là : "Papa, maman, merci pour tout, je vous aime fort fort fort.".



Et si j'ai la chance de ne pas subir de pression familiale, il m'arrive tout de même de me sentir différente, voire "hors normes" par rapport aux personnes de mon âge, sans pour autant les envier. Alors, j'essaie de relativiser, il y a un tas de paramètres à prendre on compte, nous avons tous un parcours de vie différent, nous n'aspirons pas à la même chose, nos envies sont différentes les uns des autres, et heureusement j'ai envie de dire. Aussi on ne rencontre pas forcément la bonne personne tout de suite, je parle de ça car s'il y a bien une chose dont je n'ai jamais douté, c'est de vouloir trouver LA personne avec qui je ferai ma vie, j'ai toujours su que je voulais passer ma vie avec quelqu'un, grandir, partager, évoluer, soutenir quelqu'un et qu'il en soit de même pour l'autre personne. Et ça peut prendre beaucoup de temps avant de trouver cette personne, il m'a fallu plus de trente ans.

C'est difficile de trouver sa place, de savoir où on va, de s'extraire des carcans que la société tente encore de nous imposer, en particulier à nous les femmes. On ose plus facilement exprimer ce que l'on souhaite même si ça n'est pas forcément plus accepté, on doit encore expliquer nos choix et se justifier sans cesse... Alors que nous ne devrions pas, c'est notre vie, pas celle du voisin, de ta grand-mère ou de ton frère... Tous nos choix sont valables, car ce sont les nôtres. Prenons le temps, ralentissons la cadence, la santé mentale est bien plus importante que tout le reste, osons dire "ça ne va pas, j'ai besoin d'aide", osons demander de l'aide quand c'est nécessaire.




Je vais m'offrir le luxe de prendre un peu de temps pour savoir ce que je veux faire, réfléchir à la suite,  prendre du temps pour moi, souffler dans ce monde où tout va à 100 à l'heure, parce qu'on a qu'une vie et qu'il faut en prendre soin et profiter.

2 commentaires :

  1. Bonsoir Claire,
    Je viens de lire ton "billet d'humeur" qui étrangement me rappel une certaine époque de ma vie (au même age).
    Tu es très touchante car tu es honnête dans ta réflexion, cependant c'est avec cette même réflexion que tu trouveras tôt ou tard la ligne, ta ligne directrice qui je l’espère te rendra heureuse.
    Pour conclure, la période que nous vivons (COVID) parasite beaucoup nos émotions, prend le temps comme tu le dis à souffler (car il ne faut jamais réfléchir quand nous sommes fatigués car tout nous semble insurmontable).
    J'aime beaucoup dans ma vie prendre du temps sur des solutions que sur des problèmes ! ;)

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    1. Bonsoir, merci pour ton commentaire :) Cette année est effectivement très particulière, espérons que 2021 soit plus clémente.

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Merci pour ton commentaire, à très bientôt pour le prochain article :)